TWISTED BUTTERFLY Saison 1

A ma fille, Lurette en devenir,

A mon fils, Alchimiste en devenir,

A Marie Kerguelen, où qu’elle soit,

A celle dont je ne vous parlerai pas,

A celle qui, dans un moment complètement aligné a pris mes mains et changé les mondes,

A mon Yang,

A celle qui sait, sans le savoir,

A celle qui fut, est et sera,

A celle qui chante,

A Raiponce Lee,  Soutien sans faille,

A mon 20.100 qui a reconstitué mon puzzle,

A l’homme le plus courageux que je connaisse, avec mon Soutien Inconditionnel,

A Patrick, qu’on n’attend plus,

A Bernard, qu’on ne peut  oublier dans les remerciements

A Roger, qui montra la Voie,

A Gary, Denis et Greg sans qui rien n’aurait été possible,

A Whispers, avec tout mon amour,

A ma belle-mère pour son soutien sans faille.


  1. CHRONOS

Je suis fière d’être humaine parce que c’est la meilleure de toutes les races !

D’abord nous sommes plus beaux que les elfes de la nuit qui sont trop grands ou trop irréels, et les nains trop petits. Si les gnomes ils sont beaux c’est parce qu’ils ressemblent à des enfants humains !

Après nous avons le meilleur des dieux : la Lumière ! C’est le meilleur des dieux parce qu’en fait ce n’est pas un dieu mais une force élémentaire comme le feu, l’air, l’eau ou la terre de dessous la cave.

La Lumière est partout et est essentielle pour voir quoi que ce soit. C’est un héros prestigieux (un humain) : Uther Lightbringer qui a apporté la Lumière au monde. Et il en a fait cadeau à toutes les autres races.

Ce qui est parfait avec la Lumière, c’est qu’il n’y a pas de rituels pour la pratiquer. Chacun doit la trouver et ensuite la pratiquer comme il le souhaite ou comme il le peut. Il n’y a pas de méthode !

Les humains ont de bonnes relations avec toutes les races, excceptés les mort-vivants. C’est parce que mon père m’a dit qu’ils nous ont pris le nord de la carte. Et pas les trolls non plus, mais ça c’est parce qu’ils mangent les petits enfants, tout le monde sait ça ! Et les orcs, mais ça c’est parce qu’ils puent. Pis aussi les Taurens, mais ça je suis sûre que c’est à cause d’un malentendu. A mon avis, comme ils ressemblent aux vaches qu’on a en Elwynn, ça a dû nous faire rigoler et du coup ils l’ont mal pris… A oui, nous les humains on adore rigoler !

Et ce qui est génial aussi c’est qu’on peut pratiquer n’importe quelle profession !

Moi, quand je serai grande, je serai une paladine de la Lumière pour sauver l’humanité !

Ou une prêtresse de la Lumière, si un marteau c’est trop lourd…

Ou une grande magicienne, pour jeter des sorts de feu ou de glace !

Mais mon petit frère m’a dit que comme je ne travaille pas assez bien à l’école je ne pourrai pas faire ça comme métier. Lui il est méchant alors il sera un guerrier ou un voleur ! Ou pire, un vilain démoniste !

Et comme je serai une grande paladine, je l’arrêterai et je le mettrai dans la prison de Stormwind, qui est fréquemment visitée par beaucoup de personnes…

Et de toute façon si je ne peux pas être ça, je serai une belle princesse et un grand paladin viendra me sauver !

Lurette, 9 ans

A 15 ans, elle était d’une beauté à couper le souffle.

Ses souffrances l’avaient endurcie. Elle était fille de la Terre, ses deux pieds solidement enracinés dans le sol. Elle était faite du bois dont sont constituées en secret les statues de marbre.

Son corps était parfait, sa peau pâle était douce, car les spécialistes des expressions le savent, Lurette est l’expression même de la beauté.

Lurette était blonde comme les blés au soleil qui se piégeait volontiers dans les vagues de sa chevelure, ses yeux bleus purs étaient doux et son regard vif englobait le monde. Elle faisait alors rayonner son environnement de la bonté qui émanait d’elle, reflet spirituel de sa beauté physique.

Elle avait toujours une attention pour les autres, surtout les plus faibles. Elle souriait presque toujours, provoquant des sourires en cascade autour d’elle.

Timide pour tout ce qui la concernait elle était d’une détermination  sans faille quand il s’agissait de juguler le mal.

Ce jour d’anniversaire, elle choisit de devenir une Juste en prononçant la totalité des voeux de la fonction des Juste :

Tu ne détruiras point,

Tu ne voleras point,

Tu ne convoiteras point,

Tu n’abuseras point.

Nul projectile n’atteint un Juste.

Nulle traitrise n’atteint un Juste.

Nul mensonge n’atteint un Juste.

C’était l’été dans la forêt d’Elwynn.

Les partisans de la Pax Legatus, la guilde de paix aux deux faces du monde d’Azeroth étaient de sortie. Il y avait bien sûr le fondateur, Ventdeplaine, accompagné de son fidèle Kolstone, autre tauren mais aussi la fondatrice de la guilde côté alliance Lurette accompagnée de Celissande et Demo. D’autres membres avaient rejoint la guilde récemment : le troll Ouijat, le paladin humain Namrod, Soleillevant la Tauren et Sutekh le réprouvé.

Au début tout se passe bien, la marche rallie de nombreux participants parmi la population humaine du Comté de l’Or.

Mais soudain c’est le drame. Une troupe importante de combatttants de la Horde attaque le cortège mettant en fuite les participants. Les pacifistes se sont alors réfugiés dans un petit fort de la forêt d’Elwynn. La position leur a permis de se retrancher mais leurs ennemis ont décidé de mettre le feu au fort. Les pacifistes sont maintenant entourés de flammes et de fumée.

Lurette voit les siens commencer à souffrir de la chaleur et des fumées toxiques. Ventdeplaine qui commande à la nature invoque des vents purificateurs pour chasser les fumées. Kolstone le shaman interroge les esprits et secoue tristement a tête. Pour lui l’issue de tout ça est sombre. Celissande semble désespérée. Lurette la regarde tristement.

Lurette : Allons, tous ! Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ! Nous avons connu bien pire, nous allons réfléchir à un plan de bataille et nous sortir de là !

Ses compagnons lui sourient gentiment mais le coeur n’y est pas.

Ouijat le troll : Faisons une sortie !

Ventdeplaine : Mauvaise idée… Ceux de la horde nous empêchent de sortir. Dehors ils pourraient vous cribler de flèches et de sorts. C’est suicidaire.

Soudain les choses se figent autour des amis pacifistes. Tout devient gris.  Une brouette vide se faufile un passage et entre dans la pièce où se trouvent les pacifistes en traversant la porte grise.

Les gnomes posent la brouette.  Ils chargent la statue qu’est devenue Lurette. Ils repartent avec. Ils retraversent la porte.Ils sortent dans la prairie herbeuse et grise.

La brouette tremblotte, comme si elle ne s’enfonçait pas su tout dans l’herbe, comme si tout était dur comme de la pierre et incassable.

Ils s’arrêtent à un moment près d’un vieux qui lui est en couleur.

Un petit vieux, tout rabougris. Avec une petite barbichette, une vieille redingote. Mal coiffé, une barbe naissante blanche et presque chauve…

Le vieux range un sablier aux grains bleus et la couleur revient à Lurette mais fige les gnomes en gris.

Quand Lurette peut bouger à nouveau ele réalise qu’elle n’est plus au même endroit. Elle est ailleurs dans la forêt d’Elwynn. Autour d’elle, tout le décor est gris. Il y a des gnomes gris figés, comme tout le reste, près d’une brouette grise, et devant elle un papillon gris, bloqué en plein vol.

En face d’elle, seul élément en couleurs, un vieux.

Le vieux : Bonjour, dame Lurette !

Il sourit.

Le vieux : Aujourd’hui vous êtes morte. Enfin, pas tout à fait puisque ça ne s’est pas encore produit, mais ça ne saurait tarder si on laisse les choses suivre leur cours. Ce serait dommage, car vous avez un rôle crucial à jouer dans l’univers, mais pas celui-là. alors je me suis décidé à intervenir.

Lurette : Je… Qui êtes-vous? Vous me connaissez? (elle regarde autour d’elle, un peu affolée) que se passe t il?

Le vieux : Alors…

J’ai arrêté le temps autour de vous pour venir vous faire chercher. En fait le vrai problème n’est pas de savoir si vous allez ou non mourir dans cet incendie.  Quoi qu’il en soit vous allez y survivre.  Mais si vous refusez mon aide et y retournez une partie de votre lumière va mourir là-bas. Car quoi que vous fassiez vous serez la seule survivante.

Lurette : Oh ! Vous pouvez donc me sauver ainsi que tous mes compagnons… Mais qui êtes-vous et pourquoi faites vous cela pour nous?

Le vieux : Alors non…

En fait je peux vous sauver vous et vous seule, car comme je vous l’ai dit, vous avez une destinée qui vous dépasse et qu’il est temps que vous rentriez en phase avec. Je suis un ancien Veilleur et j’en ai gardé quelques prérogatives. Mon nom est Noerasten, Josephus Noerasten…

Lurette : S’il vous plaît… Une larme coule sur sa joue, je ne peux pas laisser les miens, monsieur… Compreniez moi, c’est ma famille. Je ne peux pas les abandonner, que puis-je faire ?

Josephus : Rien. Il est impératif que vous compreniez que face à certaines situations, on ne peut rien faire. Cela fait partie de ce que vous avez à traverser sur le Chemin. La sagesse est de ne pas avoir engendré ces situations.  Tout votre apprentissage est encore à faire.

Lurette fond en larmes : Ils vont périr dans d’atroces souffrances, ils m’ont suivie, ils m’ont fait confianceet moi je vais les abandonner… Pourrais-je être en paix dans mon cœur après cela ?

Josephus semble soudain ému.

Josephus : Non, vous avez raison…

Il a une larme à l’oeil. Il semble se raviser.

Josephus : Je vais vous y ramener. C’est si vous restiez avec moi que vous vous perdriez. Vous avez malheureusement à vivre ça.  La souffrance n’est pas obligatoire mais hélas elle est parfois nécessaire…

Lurette : Je ne comprends pas… Que dois-je faire?

Josephus : Je vais vous ramener. Je ne peux pas priver vos compagnons de votre présence dans les derniers  instants. Vous avoir à leurs côtés élèvera leur âme.

Lurette ferme les yeux, essuie ses larmes et hoche la tête…

Lurette se sent figée à nouveau et remise en place comme si elle n’avait pas bougé.

Là pour elle c’est comme au ralenti.

La poutre qui tombe sur les siens et les écrase, qu’elle redresse avec peine. Le feu des flammes, les fumées toxiques qui mettent les pacifistes à terre. Lurette prend Celissande dans tes bras et Ventdeplaine le Tauren de l’autre et force un passage vers l’extérieur.  Là les tirs ne la blessent pas mais achèvent ses amis qu’elle ne peut protéger.  Elle est prise dans une tornade de feu et de glace. Les attaquants de la horde n’attendaient que cela. Ils la visent en hurlant des slogans guerriers. Lurette est à terre, en larmes, Celissande et Ventdeplaine dans ses bras, qu’elle ne peut pas lâcher. Elle ne sait plus où donner de la tête, ils sont tous morts.

Elle pleure, elle est désorientée.

Voyant que les projectiles et sorts ne l’atteignent pas, les hordeux sortent leurs armes de corps à corps et doucement se rapprochent de la belle éplorée.

Lurette est tombée genoux à terre, elle n’a plus la force de rien.

Je les vois s approcher, l’image est trouble à cause des larmes qui emplissent mes yeux…

Celissande est allongée à côté de moi, je lui caresse le visage pour fermer ses paupières.

Je pense : Surtout qu’ils en finissent vite…

Là ils se figent tous en gris. Celissande comprise. Josephus revient, contournant les hordeux qui m’encerclent.  Il me tend un mouchoir blanc et doux.

Je relève doucement la tête et saisis le mouchoir pour essuyer mes larmes, mais en vain, elles coulent à flots, ce que je ressens est indescriptible, je viens de perdre une partie de moi-même.

Josephus s’assied en tailleur devant moi.

Josephus : Je vais vous dire pourquoi ça n’a pas fonctionné…

Lutter pour la paix, c’est comme crier pour avoir le silence.

Je le regarde et l’écoute.

Joséphus : Ca crée simplement davantage ce que vous ne voulez pas.

La première chose à savoir c’est que toute lutte n’est qu’une lutte contre nous-même. Vous comprenez ?…

Je lui dis : Oui… Vous… Vous avez raison. J ai fait fausse route… Tout ça c’est de ma faute !

Josephus : Non !

C’est le juste chemin par lequel vous deviez passer.

Josephus : Il mène ici, et du coup ailleurs.

Je regarde autour de moi… Mon Dieu mais qu ai je fait!

Josephus : Cessez…

– Je ne voulais pas ça…

Josephus : Cessez de porter sur vos épaules le poids des actions de tous, vous voulez bien ? Ils ont choisi en toute conscience de vous accompagner. Leur âme le savait…

Je baisse la tête.

Josephus : Etes-vous prête ? Prête à vivre le premier jour du reste de votre vie ?

Je prends une profonde respiration et je hoche la tête : Oui monsieur…

Josephus : Alors levez-vous. Les personnes de votre carrure ne vivent pas à genoux.

Je me relève, toute tremblante

Il m’aide en me prenant la main.

Josephus : Vous avez fait le bon choix.

Il nous fait nous éloigner, doucement.

Je me retourne et jette un dernier regard sur les corps : “Adieu mes amis”

Josephus sort un coquillage. Une Lumière bleue en jaillit, comme un pont qui monte vers le ciel. Il me montre le pont mais mes yeux sont fixée sur le coquillage.

Josephus : Je vous en prie.

Je monte sur le flux de lumière en regardant vers le ciel. Il me suit.

Josephus : Nous devons changer de dimension pour aller là où nous le devons.

– Et… Où allons nous?

Josephus : Dans un monde plus évolué technologiquement. Mais pas d’inquiétude, DANA va vous aider avec ça.

– Dana?

Josephus : Oui. Une amie. Elle est très gentille.

Nous avançons.

La rampe bleue rejoint une rampe arc en ciel.

Nous progressons encore et croisons un colosse en armure de mailes plus plaques de style nordique.

Je le regarde de haut en bas.

Josephus : Bonjour Heimdall !

Pouvons-nous passer ?

Heimdall : My Lord ! As you wish…

Le guerrier s’efface devant vous.

Nous passons.

Josephus me dit qu’il n’est que l’ombre de lui-même à cause d’un combat récent mais que ça va lui passer.

Un peu plus loin un autre gardien.

C’est un homme habillé bizarrement avec un pantalon et une veste noire. Il porte également des bésicles noires.

Josephus : Bonjour Gardien, pouvons-nous passer ?

L’homme en noir : Rien à déclarer ?

Josephus : Je n’ai que mon bâton de marche… C’est une nouvelle arrivante, nous nous dirigeons vers les locaux de l’ARD, suivant la procédure…

Le gardien s’efface. Nous cheminons encore un peu. Josephus s’arrête. Il sort de sa besace une jolie broche au logo de la Pax Legatum et une jolie robe blanche. C’est bizarre je n’avais pas remarqué qu’il avait une besace. Je n’ai pas dû faire attention.

Josephus : Très chère, il va être temps de vous changer. Et cette broche n’est pas ordinaire. Elle vous reliera avec DANA. DANA vous aidera à ne pas être perturbée par la technologie moderne. Je me retourne pour que vous puissiez vous changer.

Comme il se retourne, j’enfile la robe et y attache la broche en me demandant bien ce qu’il entend par “technologie moderne”.

– Où allons-nous maintenant ?

Josephus : Dans les locaux de l’ARD.

Nous continuons à marcher.

Josephus : L’ARD est l’Agence de Régulation de la Destinée. C’est ce qui permet aux humains de vivre en paix sans se soucier de magie hostile ou de menaces  dimensionnelles. Nous allons aller voir le chef de service. Il se nomme Philippe Maurice.

Je le suis. Nous nous matérialisons dans une salle blanche.  Il s’approche d’un mur qu’il tapote en plusieurs endroits. C’est très étrange car je me sens sereine. Je sens une présence bienveillante auprès de moi. Depuis que j’ai mis la broche en fait. Quand je croise des objets que je ne connais pas, il y a des lignes en brillance qui apparaîssent devant moi  avec un descriptif de l’objet et ce à quoi il sert. C’est très bizarre mais utile ! Nous entrons dans un bureau.  Derrière ce bureau un homme en train de lire un dossier. C’est un homme plutôt agé, il sent fort le tabac froid. Il a les cheveux poivre et sel et un regard de fouine froid. Il a un peu d’embonpoint. Les lignes brillantes me disent qu’il porte un costume 3 pièces… Il lève les yeux vers nous.

Philippe : Oui ?

Josephus : Philippe, voici Lurette Belsir. Lurette, voici Philippe Maurice, notre chef de service.

– Enchantée de faire votre connaissance monsieur, dis-je d’une voix douce et timide.

Josephus : Lurette vient du monde mythique. Du monde d’Azeroth en fait. Elle vient de débarquer sur notre monde qu’elle ne connait pas. Je vais la former. Nous allons constituer une équipe d’investigation. Je vous remercie de bien vouloir vous occuper de tous les papiers et accréditations afférentes. Bien sûr nous ne dépendrons que de vous.

Philippe me regarde.

Philippe : Vous savez jouer aux échecs ?

– Euh… Pardon? Aux quoi ?

Il maugrée.

Philippe : Les échecs, les noirs, les blancs… C’est bon, laissez tomber !

Josephus : Vous ne vous êtes toujours pas mis au Mah Jong ?

Philippe : Tu sais bien que les habitudes ont la vie dure.

Il sourit.

Josephus : Ou au moins au Go…  Mais passons. J’apprendrai à mademoiselle Belsir à jouer. Elle le vaut bien.

Lurette : Avec plaisir monsieur…

Josephus fait un clin d’oeil à Philippe.

Josephus : Bien. Je vais lui montrer ses appartements. Très bonne fin de journée monsieur le directeur.

Je le salue également.

Josephus m’accompagne au dehors. Dans les rues de Paris beaucoup de choses en surimpression. Non loin des bureaux il m’emmène dans un petit immeuble. Au cinquième étage il y a un studio meublé. En blanc.

Josephus : Voici votre appartement. Vous devriez être bien ici pour commencer.

J’observe les lieux, c’est propre et confortable, bien que je ne connaisse pas ce type de meubles.

Josephus : Les courses sont faites et DANA vous aidera à faire fonctionner l’électro-ménager.

– Monsieur Noerasten, sommes nous sur une autre planète ?

Josephus : Oui tout à fait. Sur une autre planète d’une autre dimension.

– Je vous remercie pour tout. Mais quelle sera ma mission à l’ARD ? Qu attendez vous de moi ?

Josephus : Vous avez un rôle majeur à jouer ici. Mais vous ne pourrez pas le jouer avant de connaître le monde et les règles. Alors je vous montrerai tout ça. Reposez-vous bien. Vous avez eu une journée fatigante et demain ce sera aussi intense.

– D accord monsieur, je tâcherai de ne pas vous décevoir.

Josephus : Vous ne faites pas ça pour moi, jeune fille. Vous le faites pour vous. Pour faire triompher tout ce en quoi vous croyez et qui vous ont construite.

A ces paroles j’ai les yeux qui brillent.

Josephus : Puissent vos songes vous rassénérer.

Il va pour partir.

– Merci pour l’espoir que vous me donnez, monsieur Noerasten.

Josephus : Il n’y a pas d’espoir. L’espoir vise le futur et le futur n’existe pas. Rien ne peut s’y créer. Il vous faut vivre comme vous l’avez toujours fait.  Dans le moment présent et la Foi.

Je l’écoute, stupéfaite qu’il ait ainsi lu dans mes pensées.

Josephus : La Foi change le monde au présent.

– Oui monsieur

Josephus : A demain.

Il me sourit et il sort.

A demain, pense-je. Je referme la porte

– Je garderai toujours la Foi.

Les images atroces qui défilaient dans ma tête m’ont délaissée. Je me sens apaisée, mais je m’en veux d’être sereine…

Je me dis : Non, reprends toi Lurette…

Une voix douce dans ma tête :

DANA : Il ne faut pas…

Je pense : Ne pas quoi ?…

DANA : Il ne faut pas vous en vouloir d’être sereine…

– Oh… Non, ne vous inquiétez pas…

Je visite les lieux, je me sens bien dans cet endroit lumineux. Oui, enfin c’est vite visité, c’est petit. Sur le mur un cadre avec un message.

“Une étincelle suffit pour éclairer les ténèbres”

Je trouve mes marques et m’endort, sereine.